RAPPORT ANNUEL 2003
FAITS MARQUANTS
Evolution du marché
Le marché global du conseil en stratégie
a connu une nouvelle contraction en 2003. Celle-ci s'est
manifestée essentiellement au cours du second semestre.
La zone la plus touchée a été l'Europe
du Sud.
Les pôles de croissance du Groupe ont été
le Brésil, au niveau sectoriel, les secteurs Banque
et Assurance et au niveau des practices, le World Class
Manufacturing. La récurrence d'activité avec
le cur de clientèle a contribué également
à contenir la baisse d'activité en procurant
50 % du chiffre d'affaires total. Dans ce contexte, les
différentes mesures de dynamisation de l'activité
ont permis de contenir la baisse de chiffre d'affaires à
1,7 % à taux de change comparables.
En fin d'année, le secteur Télécoms
a présenté un profil d'activité de
sortie de crise.
Actions offensives de développement
Tout au long de l'année, des actions ont été
déclenchées et progressivement renforcées
pour soutenir le développement.
De nouvelles offres générales - Performance
Alignment, Croissance, Développement durable - et
de nouvelles offres sectorielles - concernant la Banque
et les Produits de Grande Consommation - ont été
lancées et ont produit des débuts de résultats
en fin d'année.
Les synergies avec Efeso ont été stimulées
dans tous les pays, entraînant une présence
conjointe auprès de dix clients, contre trois en
2002.
Par ailleurs, l'accent a été mis fortement
sur certains couples secteurs / pays plus porteurs :
· Les Produits de Grande Consommation aux Etats-Unis
(acquisition de deux nouveaux clients) ;
· La Chimie aux Etats-Unis (acquisition d'un très
gros compte) ;
· Les Télécoms en Suède (acquisition
d'un très gros compte) ;
· Les Produits de Grande Consommation et l'Assurance
en Italie (acquisition de deux nouveaux clients).
Ces actions focalisées vont être poursuivies
en 2004 puisqu'elles se sont révélées
prometteuses.
Plus largement, l'action de développement a été
soutenue et accompagnée dans tous les pays.
Au total, quarante-cinq nouveaux clients ont été
acquis dont trois leaders mondiaux. Le réalignement
des performances des Vice-Présidents amène
le ratio d'activité par Vice-Président du
Groupe à un niveau proche des meilleurs de la profession.
Poursuite d'une réduction vigoureuse
des coûts
Devant le nouveau recul du marché, le Directoire
a été amené à intensifier les
actions de réduction des coûts démarrées
en 2002. L'effectif a été ramené de
349 personnes (à fin 2002) à 252, à
fin 2003, pour les sociétés dans le périmètre
de consolidation. A mesure des besoins ponctuels, l'entreprise
a eu recours à des ressources extérieures.
Une restructuration des bases administratives a été,
d'autre part, réalisée avec le regroupement
sur un site unique en Italie et en Espagne et le regroupement
des bureaux Efeso et Solving dans plusieurs pays. Ces différentes
mesures menées avec vigueur ont permis de baisser
les charges d'exploitation dans la même proportion
que le chiffre d'affaires (6,4 % pour 6,6 % de baisse du
chiffre d'affaires) et, de ce fait, de maintenir le taux
de marge au dessus de 10 %. Ces mesures amènent le
Groupe à disposer de surcroît d'une flexibilité
accrue aux évolutions de la demande.
Les actions sur la structure de coûts ont été
menées avec le souci de maintenir la motivation interne.
Les différentes mesures d'abaissement des charges
ont fait l'objet de larges explications internes et ont
sollicité l'initiative de tous.
La participation à réagir à la conjoncture
a été sollicitée. Ainsi, les pôles
de compétence ont été stimulés
autour de l'enrichissement de leur offre et l'activité
promotionnelle a associé de manière plus large
les Directeurs.
Evolution du périmètre
L'évolution du périmètre a concerné
l'Angleterre où le Groupe disposait en début
d'année de trois filiales détenues majoritairement,
l'une représentant le bureau de Manchester, la seconde,
l'activité Efeso et la troisième (Solving
AEM Ltd), le bureau de Londres.
Par mesure de prudence, la participation dans Solving AEM
Ltd a été réduite à 19 %, cette
activité ayant du mal à monter en régime
alors même que les deux autres bureaux ont des perspectives
prometteuses.
Répartition sectorielle de l'activité
L'activité 2003 a été répartie
sur un plus grand nombre de secteurs qu'en 2002. Cette répartition
géographique reflète les efforts commerciaux
plus larges développés par le Groupe.
La répartition de l'activité est clairement,
depuis le début de la crise, un des facteurs de résistance
du chiffre d'affaires. Ainsi, par exemple, la présence
sur le secteur financier en croissance et sur le secteur
des Produits de Grande Consommation et le secteur public,
stables, a permis de contenir la baisse d'activité
des secteurs industriels.
L'activité dans le secteur privé est essentiellement
réalisée avec une clientèle de grandes
entreprises tandis que, dans le secteur public, elle est
réalisée soit pour le gouvernement (en Angleterre),
soit pour des municipalités (en Suède).
| Secteurs |
%
de l'activité |
| 2002 |
2003 |
Banque
Assurance
Produits grande consom.
Chimie / Pharmacie
Secteur public
Télécoms
Utilities
Automobile
Distribution et services
Conditionnement
High tech
Autres industries |
13
12
6
17
6
9
6
8
5
-
-
18
|
13
12
9
8
7
6
5
5
5
5
3
22 |
Gouvernance d'entreprise
La gouvernance d'entreprise a continué à
être précisée. Le rapport du Président
sur le contrôle interne est joint.
Les délégations données aux sociétés
filiales ont été précisées et
quelquefois restreintes.
Les revues de gestion se déroulent désormais
selon un cadre identique pour toutes les filiales.
Augmentation du free cash-flow et baisse
de l'endettement
Le bilan au 31 décembre fait apparaître des
capitaux propres totaux de 16,4 M€, pour un endettement
net de 7,6 M€.
Le ratio endettement net sur fonds propres est ramené
à 46 % contre 52 % en 2002. La baisse de l'endettement
et des frais financiers liés continue à être
l'objectif du Groupe.
Le " free cash flow "* passe de 2,8 M€ en
2002 à 6,9 M€.

* Le Free Cash Flow correspond à l'Ebitda auquel
sont retranchés la variation du besoin en fonds de
roulement, les impôts dus sur les bénéfices
et les investissements nets.
|