RAPPORT ANNUEL 2004
FAITS MARQUANTS
Evolution du marché
Pour la troisième année consécutive, le marché international du conseil s’est contracté. Les frémissements de reprise constatés en fin 2003 n’ont pas été suivis d’effets. L’Europe du Sud a continué à être la plus touchée.
Au niveau sectoriel, c’est l’industrie qui s’est à nouveau révélée particulièrement faible avec à la fois des projets en nombre limité et de plus petite taille. Les opérations de fusions et rapprochements qui sont un des moteurs du développement de notre métier ont continué à être rares dans l’industrie. En revanche, l’Assurance et la Banque ont eu une activité porteuse, mais la concurrence s’est portée sur ces domaines en croissance. Les Télécoms ont confirmé progressivement leur reprise bien que ce marché soit très loin de ses niveaux de 2000-2001.
Du point de vue des practices, 2004 a vu un renouveau des missions de recherche de croissance, activité pour laquelle Solving avait enrichi son offre en 2003.
Reconfiguration géographique
Une très forte baisse d’activité a marqué l’année en Italie. Elle a découlé essentiellement de la déstabilisation des états majors de plusieurs grandes entreprises clientes. Dans le secteur des services, il est apparu que cette baisse pouvait être durable et a conduit le Groupe à préférer dissocier puis céder la majorité de cette activité.
L’objectif de cette opération a été de ne pas maintenir une possibilité de pertes alors même que l’ensemble de l’activité apparaissait fragile et réclamait partout de nouveaux efforts de dynamisation. L’activité ainsi re-profilée fait de l’Europe du Sud une zone à activité peu tonique, mais sans nouveau risque sur l’exploitation
Dynamisation de l'activité
Dans une conjoncture qui est apparue très défavorable à compter du 1er trimestre, Solving a déclenché de nombreuses actions pour soutenir l’activité.
- Les croisements internationaux de compétences ont été stimulés. Les responsables de développement dans les pays d’opérations de comptes à fort potentiel ont conjugué leurs actions. Cinq nouvelles entreprises du classement fortune 500 sont devenues clientes du fait de ces efforts.
- La promotion des offres enrichies en 2003 dans l’Assurance et la Banque a également rencontré un accueil favorisant le développement de nos activités.
- L’initiative de nouveaux projets proposés à nos clients du cœur de clientèle a permis d’enregistrer à nouveau plus de la moitié de l’activité avec les clients habituels.
- L’élargissement des missions de stratégie au domaine des fonds d’investissement a entraîné des premiers succès, peu importants encore en termes de chiffre d’affaires, mais prometteurs de futurs développements.
- Enfin, les synergies avec Efeso ont continué a être stimulées : rapprochement des offres ; rencontres communes de clients ; mixage des équipes ; échanges sur projets. Cet axe de travail est porteur de nouveaux développements.
Elargissement de la couverture sectorielle
Depuis 2002, nous avons réalisé un élargissement volontaire des secteurs couverts afin de bénéficier des pointes d’activité où qu’elles soient.
Ainsi, même si le secteur financier avec ces deux pôles Banque et Assurance a continué à représenter près de 20 % du total, nous avons réalisé près de 5 % de notre activité dans le secteur Transport et plus de 6 % dans le secteur Distribution et Services. Par ailleurs, le secteur public qui était historiquement représenté dans le Groupe par les missions en Suède a vu de nouveaux développements sur la France et l’Angleterre.
Dans cette politique d’élargissement sectoriel, Solving s’est appuyé sur l’enrichissement des offres génériques, notamment l’offre Overall Performance Alignment, qui ont produit des missions dans des secteurs nouveaux.
Nouvelles réductions de coûts
Tout au long de l’année de nouvelles baisses de coûts ont été réalisées dans tous les pays à l’exception du Royaume-Uni où elles n’étaient pas pertinentes.
L’effectif des sociétés consolidées est passé de 252 à 192 permettant de baisser la masse salariale de 8,4 M€ (-34,2 %).
Les autres charges ont été réduites de 4,7 M€ (-15,6 %).
Il a été possible de réaliser ces nouvelles réductions de coûts sans impact sur le maintien des compétences, ceci du fait du marché de l’emploi dans notre secteur qui, demeurant déprimé, a autorisé des formules innovantes de changement des formes de collaboration avec les consultants.
Evolution du périmètre
Solving AEM, déconsolidé en 2003, comptait au 1 er semestre 2003 pour 1,5 M€.
La reconfiguration d’activité en Italie a consisté à céder à fin juin 2004 le domaine dédié aux entreprises de services. Ce domaine comptait pour 1 M€ au 2 ème semestre 2003.
Gouvernance d'entreprise
Le rapport sur le contrôle interne et la gouvernance est publié ici pour la deuxième année.
Malgré la pression découlant d’une très basse conjoncture, les préoccupations de gouvernance ont conduit à de nouvelles améliorations des articulations entre le Groupe et ses filiales.
Baisse de l'endettement brut
Au 31 décembre 2004, les capitaux propres s’élèvent à 11,1 M€.
La politique de désendettement conduite au cours de l’exercice 2004 a permis de réduire l’endettement brut de 2,1 M€ pour le ramener à 13,1 M€ en fin d’année. Ceci a pu être réalisé grâce à un effort accru de centralisation de la trésorerie qui s’élevait à 4,4 M€ fin 2004, à comparer à 7,6 M€ fin 2003.
Au total, l’endettement net augmente légèrement à 8,7 M€ amenant le gearing à 78,6 %.
Le « free cash flow »* s’établit à 1,4 M€ pour l’exercice 2004.
En dépit d’une conjoncture qui est restée difficile, le bilan reste solide au terme de l’année 2004, avec un endettement brut en baisse et un free cash flow positif de 1,4 M€.

* Le Free Cash Flow correspond à l’Ebitda auquel sont retranchés la variation du besoin en fonds de roulement, les impôts dus sur les bénéfices et les investissements nets.
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